La légende

Il est dit que la maison qui abrite le b & b La Luna et L'Ulivo était dans un passé lointain une zone fortifiée de protection de l'ancien village. Sa position, en effet, à l'extérieur du village et face à la colline et la vallée de la Magra, était essentielle pour l'observation des troupes ennemies qui voulaient prédominer sur ce territoire, stratégiquement important, comme un moyen de communication entre la mer Ligure et Toscane. Détruite plusieurs fois suite aux invasions toscanes et génoises, cette maison fut reconstruite et habitée depuis 1690 par des familles locales qui la transformèrent, selon les coutumes de l'époque, en une boutique avec une maison mitoyenne. Des traces ont été trouvées lors des travaux de restauration, les restes d'une ancienne presse pour la production d'huile d'olive, et certains conteneurs pour la collecte d'huile, qui sont récupérés, sont exposés dans l'ancienne taverne de la maison. Des fragments de terre cuite représentant des têtes romaines ont également été trouvés, témoignant de l'origine très ancienne de la maison.

C'est de l'activité de production pétrolière, si enracinée dans la tradition locale, que naît la légende de l'Olive Magique. Selon cette légende, en effet, un tel Martino Polloni qui vivait dans l'actuel b & b entre 1820 et 1880, lors de la récolte d'olives de novembre, a trouvé sous un arbre près de la maison, une olive aux couleurs iridescentes. Une olive étrange, en effet, car elle dure comme un diamant et recouverte d'incisions très fines. Il décida de le garder comme s'il s'agissait d'un porte-bonheur, et il le cacha dans une fissure dans la roche au sous-sol de la maison. Mais à partir de ce jour-là, ses oliviers cessèrent de produire des fruits et pendant toutes les nuits de pleine lune, on entendit un chant mélodieux grimper de la cave et monter au ciel. Martino a donc décidé de se cacher dans l'ombre pour enquêter sur cet étrange événement.

Et juste pendant une nuit de pleine lune il a vu une fille avec de très longs cheveux argentés qui, assise sur les marches anciennes (toujours présentes dans les fondations du b & b) a chanté sa mélancolie parce qu'elle avait été enfermée dans un coin étroit et sombre. Il comprit alors que la fille n'était autre que l'Olive qu'il avait trouvée depuis longtemps et cachée à cet endroit. Le lendemain matin, avec Olive dans sa poche, il atteignit la colline devant sa maison et l'enterra en récitant d'anciennes litanies que ses parents lui avaient enseignées. Et c'est ainsi que les arbres se mirent à fructifier et que le chant de la Fée des Oliviers se transforma en bruissement du vent parmi les branches argentées.